[Interview] Ancien Rugbyman pro, Eric a monté sa société pendant sa formation Aide Comptable

Fin août, nous avons reçu Eric (ancien élève en formation Aide Comptable) dans nos nouveaux locaux à Lyon. Il a partagé avec nous son expérience que nous vous retranscrivons à présent. Bonne lecture d’un parcours passionnant.

[EFC] Pouvez-vous vous présenter rapidement ?

[Eric] Je m’appelle Éric, j’ai 28 ans et je suis le fondateur de Sport Assist. j’ai fait des études dans le management des organisations sportives que j’ai validées en 2011. Cette année-là j’ai aussi signé un contrat pro au rugby et j’ai quand même continué mes études. J’étais à la Faculté de langues de l’université Lyon 3 en langues appliquées (anglais espagnol) sur du commerce. Et en même temps que ma carrière sportive, j’ai travaillé en tant que commercial chez Sport 2000.

Du rugby à la comptabilité, qu’est-ce qui vous a emmené sur ce terrain ?

C’était la comptabilité avant le rugby. J’ai commencé le rugby à 17 ans, mais j’ai toujours été intéressé par le monde des chiffres.

L’histoire c’est que j’ai eu une blessure qui a mis fin à ma carrière en décembre 2015. Ça faisait presque deux ans que je sentais que la convalescence n’allait pas aboutir sur quelque chose de positif. J’étais en arrêt de travail côté rugby, et donc, je ne pouvais pas être salarié ailleurs. J’ai donc commencé, de manière bénévole, à aider les sportifs étrangers dans leurs démarches administratives à leur arrivée en France.
J’ai suivi pas mal d’étrangers dans les effectifs à Lyon ou à Bourgoin Jallieu, où j’ai joué aussi. Certains sportifs sont restés en France après leur carrière et ont voulu monter des sociétés. C’est comme ça que j’ai rencontré un Irlandais qui a voulu monter le plus grand centre de trampoline d’Europe. On a commencé ensemble et on l’a ouvert en janvier 2015.
Quand j’ai vu que ça fonctionnait bien j’ai transformé mon association Sport Assist (créé en 2011) en une auto-entreprise, puis en une SAS en janvier 2016.

L’attestation de l’école française de comptabilité crédibilise l’aide-comptable que je propose à travers ma société.

Pourquoi avoir choisi la formation d’Aide Comptable ?

J’ai voulu faire la formation d’Aide Comptable parce que je sais que la comptabilité est un secteur où il y a de la demande et de la stabilité (contrairement au monde du sport). J’ai voulu me former à la fois pour la gestion financière de mon business et à la fois pour proposer des prestations comptables.
Je prenais déjà en charge l’aide-comptable, mais sans avoir la méthode. Donc j’ai suivi la formation en l’appliquant directement. Du coup si je ne trouvais pas les réponses dans mes cours, je pouvais poser des questions à mes professeurs sur les cas réels que je rencontrais.

La formation m’a permis d’avoir toutes ces connaissances théoriques exploitables au fil de l’eau et l’attestation de l’école française de comptabilité crédibilise l’aide-comptable que je propose à travers ma société. En plus, ça me donne un filet de sécurité si jamais ma société devait s’arrêter.

Pourquoi avoir choisi l’EFC ?

Parce que l’école est basée à Lyon et moi aussi. Parce que j’ai aimé l’accompagnement qu’il y a eu suite à ma demande de brochure. J’avais demandé des renseignements sur plusieurs formations et par rapport aux prix, la formation me paraissait bien. J’ai vite apprécié la manière dont c’était présenté, le suivi de dossier était bien, on m’a tout expliqué dès le début donc je n’ai même pas cherché ailleurs une fois que l’EFC m’a pris en charge.

Combien de temps avez-vous mis pour terminer la formation ?

J’ai mis un peu moins de deux ans. j’ai eu une longue convalescence et en même temps j’étais très occupé par mes nouveaux projets, surtout l’ouverture du centre de trampoline. C’est quand j’ai eu 6 mois moins chargés après le lancement du centre de trampoline que je me suis vraiment posé pour envoyer tous mes devoirs.

Sur une formation classique, je n’aurais jamais pu la valider et là, je savais qu’à n’importe quel moment, si j’avais une question, je pouvais la poser, les professeurs étaient là et il n’y avait pas de soucis.

C’était donc un rythme de travail assez aléatoire non ?

Entre guillemets oui. Je bossais parfois tous les jours ou toutes les semaines. En tout cas, je ne voulais pas envoyer un devoir juste pour avoir 12/20 et être moyen. Je voulais prendre le temps. Je savais que j’étais suivi, c’est un vrai confort. J’ai pu faire plein d’autres choses en même temps. Sur une formation classique, je n’aurais jamais pu la valider et là, je savais qu’à n’importe quel moment, si j’avais une question, je pouvais la poser, les professeurs étaient là et il n’y avait pas de soucis.

Avez-vous utilisé les cours en ligne ?

Je préfère le papier. Quand je partais en déplacement, je prenais les chapitres dont j’avais besoin et c’était bien. Il faudrait que je me mette à utiliser plus internet parce que ça va me causer du tort pour ma société, mais pour le moment, c’est papier.

Et comment faisiez-vous pour retenir ?

Moi c’est les notes. Je fais des fiches, je reprends tout et comme ça je peux les ressortir si j’ai un trou… ça m’a aussi permis de transposer des situations. Je demandais aussi des conseils à un expert-comptable pour valider ce que j’avais compris.

Avez-vous trouvé la formation plus facile ou plus difficile que prévu ?

Je m’attendais à ça, je pense que c’est assez facile d’avoir 10/20, mais il faut travailler pour viser plus haut. Il y avait des chapitres que j’ai survolés parce que je maîtrisais déjà, comme les mathématiques, et il y en a d’autres où vraiment…. si tu ne veux pas te planter, il faut vraiment bosser dessus.

La ligne « aide comptable » sur mon CV a fait la différence. Ils savaient que j’avais compris le mécanisme d’un pôle de recette et ça a joué en ma faveur.

Vous avez appliqué les cours en même temps que vous les étudiez, alors avez-vous ressenti un quelconque décalage ?

Non pas du tout. Les cours étaient complètement en accord avec la réalité. Le seul truc que je peux reprocher c’est sur la TVA intracommunautaire, il n’y avait pas beaucoup d’infos. Mais je pense que c’est un sujet assez lourd que l’on apprend en formation Comptable mais pas Aide-Comptable. C’est qu’on a été amenés à traiter avec des fournisseurs étrangers et je n’avais pas toutes les connaissances. C’est ce qui m’a manqué personnellement à ce moment-là, la partie échanges internationaux.

Après, j’ai aussi fait le stage de perfectionnement EBP Gestion Commerciale que l’EFC organisait à Paris parce que j’avais besoin de maîtriser un logiciel de pré-comptabilité et ce n’était pas dans la formation.

Auriez-vous un conseil pour rester motivé jusqu’au bout ?

Je ne sais pas… J’étais dans une situation professionnelle qui me plaisait. Et aujourd’hui, si quelque chose qui me plait, je ne l’arrête pas en plein milieu. Surtout quand on peut le faire à son rythme. Il y a quoi ? 23-25 devoirs ? Si on regarde bien, en trois ans, ça ne fait pas beaucoup de devoirs par mois…

Même quand on est très occupé ?

Nan mais très occupé, je l’étais aussi ! Simplement, ça me plaisait et l’aspect stabilité que ça pouvait m’apporter n’était pas négligeable. Je voulais aller au bout, être crédible. Et après je suis compétiteur, quand je me lance dans un truc je n’ai pas envie de l’abandonner.

D’après votre expérience, trouve-t-on facilement un emploi avec la formation d’aide-comptable ?

Je me suis créé mon propre emploi, mais sinon je dirais que le certificat d’aide-comptable ne permet pas du tout de prétendre à un poste de comptable. C’est logique. On est plutôt sur de l’assistanat.
Par contre j’avais trouvé un emploi en tant que directeur adjoint d’un Macdonald où, en plus du management, le but est de faire du chiffre, alors la ligne « aide comptable » sur mon CV a fait la différence. Ils savaient que j’avais compris le mécanisme d’un pôle de recette et ça a joué en ma faveur.
Pareil, je vais être commercial pour une boite anglaise sous peu, et ils savent que je maîtrise les conséquences des prix que je vais appliquer. Ça donne une expertise non négligeable, car la gestion financière et aussi importante que la vente.

Vous n’avez pas passé de certification reconnue par l’État suite à la formation, cela vous a-t-il fermé des portes ?

Le statut d’aide-comptable ferme des portes, car on n’est pas comptable tout simplement. Mais il en ouvre aussi, comme je viens de raconter. Maintenant, j’ai envie de passer quelque chose de reconnu, le DCG.

Toujours en formation à distance ?

Oui oui toujours, avec l’EFC. Je pensais ne pas avoir trop le temps, mais en fait je pense que je vais le faire.

Une semaine après cette interview, Eric s’est officiellement inscrit à la formation DCG et a souhaité passer un dernier message :

Je souhaite transmettre un message d’encouragement à tous ceux qui, par choix ou par nécessité, se retrouvent confrontés à une reconversion professionnelle.

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